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ÉTUDIANTS

Augmentation des frais d'inscription pour les étudiants infirmiers

Publié le 30/05/2024

La précarité étudiante et les aides sociales insuffisantes constituent aujourd'hui «un frein majeur à la formation des futurs infirmiers» s'indigne la Fédération Nationale des Etudiant·e·s en Sciences Infirmières, qui y voit «un coup de massue» pour les étudiants. 

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La précarité des étudiants en soins infirmiers ne cesse d'augmenter, dénonce la FNESI dans un communiqué diffusé le 29 mai. «En 2022, l’enquête Bien-Être révèle que 52,8% des ESI ont une santé financière très mauvaise et que 58,1% des étudiant·e·s doivent travailler en parallèle de leurs études», précise-t-elle. Une situation qui risque «de ne pas s'améliorer avec le dégel des frais d’inscription». Et la FNESI d'avancer des chiffres : «À la prochaine rentrée universitaire, les ESI en formation socle devront payer 175 € de frais d’inscription, soit 5€ de plus que l’année précédente. Pour les étudiant·e·s infirmier·ère·s en second cycle (EIBO, EIPA, EIA), c’est une augmentation de 7 € soit 250 € qu’il·elle·s devront payer à la rentrée».

Un entrave à l’accès à l’enseignement supérieur

«L'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant·e·s en sciences infirmières aggrave leur précarité de manière critique», dénonce la FNESI. «Il·elle·s sont déjà confronté·e·s à des dépenses considérables telles que la CVEC*, les tenues professionnelles non fournies, les loyers élevés, les bourses souvent tardives et irrégulières. Ces frais supplémentaires accentuent une difficulté financière déjà présente». Dans plusieurs régions, assure-t-elle encore, «les étudiant·e·s boursier·ère·s ne bénéficient pas d’exonération ce qui engendre des frais à avancer que les étudiant·e·s ne possèdent pas. Cette situation entrave l’accès à l'enseignement supérieur, allant à l'encontre des valeurs d'égalité des chances censées être promues. Cela impacte non seulement les conditions d’études des étudiant·e·s, mais aussi leurs conditions de vie. Il·elle·s se voient privé·e·s de l’accès à la vie étudiante et au bien-être».

Gel des frais d'inscriptions universitaires et revalorisation des aides 

Pour réduire la précarité étudiante qui constitue «un frein majeur à la formation des futurs infirmiers», la FNESI demande «le gel des frais d'inscriptions universitaires et la revalorisation des aides sociales ainsi que des indemnités de stage à la hauteur des besoins des ESI».

*Chaque étudiant inscrit en formation initiale dans un établissement d'enseignement supérieur doit obligatoirement obtenir, préalablement à son inscription, son attestation d'acquittement de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), par paiement ou exonération.

Retrouvez le communiqué en ligne

La Rédaction d'Infirmiers.com

Source : infirmiers.com